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Réfléchissons à ce qui nous unis et ce qui nous divise

Un jour, je me trouvais dans le salon d’un hôtel pour affaires, dans un Etat touché par la guerre…

Je ressentais l’ambiance glaçante de la peur qui pesait sur toutes les personnes qui s’affairaient à l’endroit où je me trouvais.

Si par hasard, vous n’auriez pas eu l’occasion de lire mes articles précédents, vous irez peut-être jusqu’à m’associer à des affaires douteuses, mais sachez que ce n’est pas le cas.

Le monde des affaires m’a donné l’opportunité de faire des voyages et de rencontrer des hommes de terrain au cœur des pays.

Ce sont ces expériences qui m’ont guidé dans le cheminement de mes pensées, et c’est de ce vécu que j’ai tiré des conclusions qui m’ont amenées à faire ce que je fais aujourd’hui pour notre monde.

C’est d’ailleurs à cause de ce que j’ai eu la chance (ou la malchance) de vivre ce jour-là, que, par la suite, j’ai décidé de faire de ma première cause celle de l’être Humain.

Les forces tapaient à quelques kilomètres de l’hôtel. A un point tel qu’il en devenait trop dangereux de rester là. Je me suis mis à ressentir un besoin presque vital de me mettre en sécurité au plus vite, mais je ne savais où aller, n’étant en sécurité nulle part. J’avoue à ce moment-là que la peur a eu raison de moi.

Heureusement, des hommes armés sont enfin arrivés, ils ont rapidement pris la situation en main et ils se sont empressés de sécuriser les lieux pour que je puisse sortir de cette situation.

A ce moment précis, j’ai réalisé la nature de la vie que menaient ces personnes, des gens comme vous et moi, que rien n’aurait prédestiné à faire la guerre.

La veille, j’avais eu la chance de diner en leur compagnie, et là, ils venaient me sortir de cette situation d’urgence.

Ils maitrisaient parfaitement les choses, mais je pouvais lire dans leurs yeux les souffrances de leurs cœurs brisés… la vision de leur propre pays, ravagé par des bombes créées par des hommes pour le profit d’autres, les dévastait.
C’est à la suite de cela que j’ai eu besoin de répondre à cette question : comment peut-on diviser les hommes pour des questions religieuses ou idéologiques ? J’avais besoin de comprendre…

J’ai donc continué, au fil de mes voyages, à rencontrer ces hommes qui se battent pour leur pays.

Ces guerres sont justifiées sur des principes de liberté et de démocratie.
Où est la liberté ? Où se cache cette démocratie quand chaque jour des enfants, des femmes et des hommes meurent ? Puis, où se trouve ces diligents de paix, pleins de beaux discours ?

«Les diplomates ne sont utiles que par beau temps. Dès qu’il pleut, ils se noient dans chaque goutte.»

Mais quelque part nous sommes tous complices car nous laissons faire, par peur de répression. Par manque d’information, de savoir.

Par manque de recul et de vision globale de la situation. C’est pour cela que je préconise avant toute chose la culture et la connaissance.

Sachez que nous sommes tous trop jeunes pour mourir. Et que nul n’a le droit de sacrifier un peuple pour une cause ou une idéologie.

Aujourd’hui je veux rendre hommage à ces frères dont le nom restera gravé à vie dans mon cœur, car j’ai vécu à travers leurs récits et leurs confidences les affres de la guerre.

Je reste admiratif devant leur dignité d’homme car malgré leurs multiples pertes, tant familiales que sociales, ils continuent à se battre et à marcher droit. Ils ont cette fierté d’exister et de combattre pour une cause qu’ils ne maitrisent pas dans sa globalité mais qui leur semble juste.

Finalement, qu’ils soient Chiites, Sunnites, Juifs, Kurdes, Chrétiens ils sont frères et ils ont toujours mangé ensemble. Ces hommes ont su conserver une certaine humilité face à l’adversité qu’ils subissent.

Et ils ont eu à faire à moi,  un étranger venu de nulle part, mais sans la moindre hésitation, ils m’ont offert un profond respect.

Et ce sans jamais regarder d’où je venais, ni si je pratiquais ou non une religion, ni laquelle.

Avec ces hommes je me suis assis, j’ai bu le thé puis nous avons échangé sur la dureté de leurs vies. Sur la souffrance de leur quotidien. J’ai aimé vivre cette expérience. J’ai eu l’honneur de manger avec eux, de m’imprégner de leurs traditions ancestrales.

Ils m’ont offert le plus beau des cadeaux : leur amitié fraternelle et la possibilité d’ouvrir mes yeux à l’une des réalités de ce monde.

 

Jean Marc Henry

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